Notre système éducatif est à bout de souffle mais le corporatisme enseignant s’accroche au mythe de l’égalité des chances se qui permet à toute la communauté de l’éducation nationale d’éviter de regarder la réalité en face et de fonctionner par projection (c’est toujours la faute à …)

L’école Française est une des meilleures au monde … pour une petite minorité de ses élèves et une des plus mauvaises pour les autres, voir le livre de Christian Baudelot & Roger Establet l'élitisme républicain
L’école a une très grande capacité à la reproduction des élites par sa culture du classement, par l’élimination précoce de ceux qui la dérange et par une très grande tolérance aux inégalités.
Sous des apparences égalitaires l’école de la république est très et trop tôt sélective, et le résultat est la mise en place d’une aristocratie inavouée.
La méritocratie à la française est une course aux meilleures prépas et aux meilleures positions pour une petite élite et une relégation rapide vers des filières totalement dévaluées pour les autres. Cette politique est très, très couteuse sur le marché du travail car souvent totalement inadaptée et porteuse de frustration par le taux très élevé de jeunes en échecs.
La France qui souvent s’est vantée de disposer de la meilleure école du monde est une des plus mauvaises élève en termes d’éducation dans sa catégorie : celle des pays riches.
Pour s’en convaincre allez voir le résultat des enquêtes Pisa de l’OCDE, elles sont très convaincantes car malgré toutes les critiques à leurs égards elles fournissent une somme d’informations sans égales.
Preuves de la pertinence de la démarche Pisa lire, c’est que les responsables politiques de tout bord préfèrent tenir les résultats confidentiels, les enseignants qui honnissent la culture de l’évaluation crient à la marchandisation de l’école cela leurs évitent de se remettre en cause et les médias font l’impasse comme d’habitude sur tout travail élaboré et pertinent au prétexte que ce n’est pas assez spectaculaire.
Question subsidiaire et pertinente qui me taraude depuis de nombreuses années : Pourquoi dans un monde dominé par les questions économiques et par la place aliénante de l’image: l’école ne forme pas les élèves dès leurs jeunes âges à l’économie alors qu’elle les gave d’abstractions mathématiques souvent de très peu d’utilité, et à une lecture critique des images et de leurs manipulations.