mardi 28 juillet 2009
OGM : comment ils conquièrent le monde
Par Michel, mardi 28 juillet 2009 à 08:36 :: Développement durable
Dossier indispensable publié par Alternative Économique sur les OGM tout savoir

Rejetées par une majorité de citoyens européens, les cultures transgéÂniques n'ont que marginalement pris pied sur le Vieux Continent: 108 000 hectares en 2008 dans sept pays de l'UE, dont les trois quarts en Espagne. Mais elles se sont imposées ailleurs.
Elles occupaient l'an dernier 125 millions d'hectares dans vingt-cinq Etats, soit près de 8% des terres cultivées de la planète. Et même si les Etats-Unis, l'Argentine et le BréÂsil sont très loin devant, elles avancent rapidement en Asie et en Afrique.
Aujourd'hui, les organismes génétiquement modifiés (OGM) se résument en pratique à trois cultures: soja, maïs et coton. Mais celles-ci jouent un rôle clé dans l'économie et, surtout, dans l'alimentation de la planète. Ainsi, 40% des superficies consacrées aux grandes cultures (céréales, oléagineux) sont destinées à l'élevage. Et le couple soja-maïs, qui prédomine dans l'alimen-tation animale, est aujourd'hui largement transgéÂnique: 70% de la production mondiale dans le cas du soja.
Pourquoi les OGM tendent-ils à devenir la norme mondiale pour ces cultures... sauf dans l'UE? Le poids de l'opinion a été déterminant. Un rare sondage international, effectué en 2000 par un institut canadien dans 34 pays sur cinq continents (1) fait apparaître des taux d'acceptation inférieurs à 42% dans les pays européens (mais également au Japon ou en Russie), et supérieurs à 65% aux Etats-Unis, en Chine, en Inde. D'autres grands pays paraissaient majoritairement favorables aux OGM, comme le Brésil, le Canada, les Philippines ou le Mexique. Entre les Etats-Unis (50% des OGM cultivés dans le monde) et l'UE (0,1%), les sondages continuent de confirmer ce grand écart des opinions, reflet entre autres d'attitudes différentes vis-à -vis de l'innovation et du risque, de l'alimentation et des valeurs qui y sont attachées ou non.la suite





